Médaille commémorative Rutherford en physique

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2011 - Freddy A. Cachazo

Dr. Freddy Cachazo is a theoretical physicist who has made outstanding contributions to the field of particle physics, many of which are widely characterized as "breakthroughs". With collaborators, Cachazo has creatively drawn upon a variety of elegant mathematical ideas, including twistor theory, Grassmanians and algebraic geometry, to develop entirely new methods of calculating scattering processes in gauge theories and gravity. Beyond providing deep new insights into the structure of quantum field theory, these new methods have had a major impact on high-energy physics. In particular, Cachazo's techniques have become essential in state-of-the-art calculations done to interpret the new data coming from experiments at the Large Hadron Collider at CERN, as well as the Tevatron at Fermilab. His work has already been incorporated into a textbook on quantum field theory, and his subsequent work has continued to open up entirely new research directions now being investigated all over the world. Cachazo's contributions to quantum field theory range from applications of geometric engineering (in string theory), to understanding mysterious dualities relating theories in different dimensions to improved techniques to compute scattering amplitudes in Quantum Chromo dynamics (and its generalizations). In a research career spanning less than a decade, Cachazo's 41 papers have attracted well over 4,000 citations, attesting to the rapid, far-reaching impact of his new insights. The principles underlying Cachazo's research are profound. Besides being of immediate utility to huge accelerator experiments, Cachazo's works will have enduring and far-reaching impact in the search for a simpler, unified description of nature's physical laws.

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2010 - C. Barth Netterfield

Barth Netterfield is a world-leading experimental cosmologist. His pioneering work on measuring minute spatial fluctuations in the Cosmic Microwave Background (CMB) has provided unique insight into how our universe began, evolved, and will evolve.

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2009 - Kari Dalnoki-Veress

Kari Dalnoki-Veress est un jeune chercheur dévoué particulièrement doué pour le questionnement simple aux implications profondes. En très peu de temps, il s’est forgé une excellente réputation à l’échelle mondiale dans le domaine de la matière molle en physique et en biophysique. Dans un monde dominé par des initiatives de financement immenses et des instruments de plus en plus complexes, Kari Dalnoki-Veress est un chercheur et un directeur de recherche inspiré qui sait brillamment tirer parti de l’expérimentation directe.

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2007 - Victoria Michelle Kaspi

Victoria Kaspi is a world leader in astrophysics. Recently she and her students showed that the objects known as soft gamma repeaters and anomalous X-ray pulsars share a common nature, as predicted uniquely by the magnetar model in which they are both extremely magnetized neutron stars. As her record shows Kaspi is an exceptionally talented physicist, who is internationally renowned for her work on neutron stars, pulsars and supernovae remnants. Victoria Kaspi's important work is being done at the cutting edge of current research in physics, and indeed of all science.

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2005 - Peter Grütter

Peter Grütter est professeur et titulaire de la chaire Dawson Scholar au Département de physique de l’Université McGill. Expert mondial en nanoscience, il a apporté des contributions novatrices à la microscopie à force magnétique et a largement enrichi tous les aspects de la microscopie à balayage de sonde, particulièrement en ce qui a trait à l’interprétation quantitative des images produites. Le groupe de Peter Grütter procède à l’usinage des pointes des microscopes à balayage de sonde atome par atome, permettant ainsi la caractérisation, le contrôle et la conception à l’échelle nanométrique. Grâce à cet outil raffiné, M. Grütter a grandement facilité la compréhension de questions fondamentales liées, par exemple, au transport quantique, à la permutation micromagnétique lors du stockage sur supports magnétiques et aux vortex quantiques supraconducteurs.

Il est à l’origine de plusieurs percées scientifiques, grâce notamment à ses recherches originales à titre de co-inventeur du microscope à force magnétique et à ses études des méthodes de microscopie à force magnétique fondée sur des images de dissipation. Il a mené d’autres études connexes importantes, y compris sur la permutation magnétique, qui jouera un rôle déterminant dans l’application des automates cellulaires magnétiques. Ses travaux sur l’interaction pointe-échantillon ont ouvert la voie à la microscopie quantitative à balayage de sonde. De façon générale, Peter Grütter a toujours été au tout premier rang de l’évolution rapide de la science, et a été l’un des pionniers du développement de la nanoscience.

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2004 - Sajeev John, MSRC

Professeur au Département de physique à l’University of Toronto, Sajeev John est un des physiciens théoriques les plus en vue du Canada. Il est l’auteur de contributions qui ont révolutionné la physique de la matière condensée, notamment les domaines des propriétés optiques des matériaux microstructurés et la supraconductivité à haute température. Il jouit d’une réputation internationale en tant que fondateur, en 1987, d’une nouvelle branche scientifique émanant de suggestions pionnières qu’il avait faites au sujet d’une nouvelle catégorie de matériaux connus sous le nom de cristaux photoniques. Il s’agit de matériaux structurés périodiquement capables de modeler le flux lumineux tout comme les cristaux semi-conducteurs acheminent des signaux électroniques. Ses contributions couvrent la physique fondamentale et appliquée, mais aussi des mécanismes de lasage originaux, la bistabilité optique non linéaire à seuil bas et l’action du transistor tout optique ainsi que la mémoire optique à atome unique dans les largeurs de bande photoniques. Son œuvre a dynamisé les travaux à l’échelle mondiale dans les domaines de la physique, de la chimie, de la science et du génie des matériaux, et a ouvert de nouvelles pistes pour les sciences de l’information et les circuits optiques. Chaque année, plusieurs conférences internationales se déroulent sur le thème des cristaux photoniques.

Les travaux de Sajeev John lui ont valu de nombreux prix et bourses, dont celles de J.S. Guggenheim, Killam et Alexander von Humboldt ainsi que le Prix Steacie pour les sciences naturelles du Conseil national de recherches du Canada, la Médaille de platine du premier ministre de l’Ontario pour l’excellence en sciences et en médecine et le prix international en sciences du Roi Faysal.

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2003 - Misha Ivanov

Peut-être parce qu'il travaille en compagnie de spécialistes de la physique expérimentale ou encore parce que c'est dans sa nature, Misha Ivanov est un physicien théoricien capable d'énoncer en termes simples des notions physiques complexes. Même s'il fait invariablement ses calculs en unités atomiques, il ne perd jamais de vue la signification physique de ses prédictions. Souvent, il veut connaître le détail des protocoles expérimentaux afin de mieux comprendre le rapport entre la théorie et l'expérimentation. On a d'ailleurs récemment découvert que les expériences produisaient de meilleurs résultats lorsque Misha était présent dans le laboratoire.

Misha s'intéresse à une palette remarquablement large de domaines allant de la physique atomique et de l'optique quantique à la physique chimique, en passant par la physique de la matière condensée. Ainsi, il a appliqué avec succès des concepts élaborés dans certaines sphères de la physique à d'autres sphères, par exemple, en appliquant les principes de la dynamique des puits quantiques à l'ionisation des molécules. Pour produire des ondes ultra-courtes dans un puits quantique, il a pensé à utiliser les hautes harmoniques d'origine atomique. Il a également établi des adéquations jusque là inexistantes entre la mécanique quantique, la mécanique semi-classique et la mécanique classique.

Chargé principal de recherche au Conseil national de recherches, Misha Ivanov a permis, par ses travaux prégnants, de mieux comprendre la dynamique des atomes et des molécules dans un champ laser à haute intensité.

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2002 - Christopher Thompson

Christopher Thompson, professeur à l'Institut canadien d'astrophysique théorique de University of Toronto, a avec son originalité, sa compétence technique mais également sa perception très fine de la physique, une réputation sans égale dans le domaine de l'astrophysique des hautes énergies parmi ses collègues du même groupe d'âge. Il est d'ailleurs l'un des chefs de file mondiaux de la théorie et de l'interprétation des données dans l'un des principaux domaines d'étude actuels de l'astrophysique, les sursauts gamma. Sa thèse selon laquelle les « répéteurs de rayonnement gamma mou » seraient des étoiles à neutrons fortement magnétisées, auxquelles il a donné le nom de magnetars, a été brillamment confirmée par des observations ultérieures, et elle a servi de tremplin à d'autres travaux d'observation et de recherche théorique. Thompson est également connu pour la diversité des sujets qu'il étudie, qui le fait passer avec aisance de la cosmologie à la physique des plasmas, aux dynamos, aux trous noirs, aux étoiles à neutrons, aux supernovas et aux systèmes planétaires, autant de domaines dans lesquels il a publié des communications qui ont fait école.

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2001 - Matthew W. Choptuik

La remise de la médaille Rutherford à Matthew W. Choptuik, du Département de physique et d'astronomie de l'University of British Columbia, est un hommage à sa réputation de chef de file mondial dans le domaine de la relativité générale numérique. Sa découverte de l' « effet Choptuik », la démonstration numérique minutieuse que la formation du trou noir présente de nombreux attributs d'une transition en phase, et notamment un échelonnage critique et une auto-similitude discrète au point critique, là où se forme un trou noir infinitésimal, nous a permis de mieux comprendre non seulement les trous noirs, mais également certains phénomènes dans d'autres domaines de la physique. Il a également été un pionnier du développement des techniques servant à calculer les émissions d'ondes gravitationnelles pendant la formation des trous noirs astrophysiques, une information qui sera cruciale pour l'exploitation des installations de détection des ondes gravitationnelles qui commencent à entrer en service un peu partout dans le monde. En insistant sur l'importance d'une analyse numérique minutieuse de ces problèmes incommensurablement difficiles, il a placé ce domaine sur une fondation solide et en a fait un outil qui permettra de mieux comprendre ces phénomènes astrophysiques particulièrement violents.

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2000 - Jerry X. Mitrovica

Jerry X. Mitrovica, professeur de physique à l'University of Toronto, est un géophysicien de renommée internationale dont les recherches se démarquent par une profondeur, une innovation et une productivité hors pair. Il a apporté une contribution prégnante à des domaines aussi divers que la rotation de la Terre et la dynamique orbitale, la géodynamique planétaire, le climat et les variations du niveau de la mer. Il a collaboré à la création d'une nouvelle branche de la science des systèmes terrestres qui fait le lien entre les processus géophysiques et la dynamique orbitale et l'évolution à long terme du climat de la Terre. Ses recherches sur la structure interne de la planète ont mis fin à une controverse vieille d'un demi-siècle en géophysique. Il a également proposé des mécanismes inédits pour expliquer certains changements mystérieux dans la topographie des continents et le niveau de la mer, hypothèses qui donnent lieu à une profonde réévaluation des théories classiques de la géodynamique.

Ces six dernières années, Jerry Mitrovica a co-signé 40 articles qui ont été publiés dans les principales revues de géophysique ainsi que dans Science et dans Nature. Depuis quelques années, ses travaux ont été cités à trois reprises dans les médias au Canada et à l'étranger. Ses étudiants et assistants ont accédé à des postes de prestige dans l'enseignement, dans la recherche post-doctorale et dans l'industrie. Sa passion légendaire pour l'enseignement des sciences apparaît également dans les rapports qu'il entretient avec ses étudiants, et elle a été récompensée par le prix d'excellence en enseignement qui lui a été décerné en 1998 par la Faculté des arts et des sciences de l'University of Toronto.

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1999 - Robert A. Wolkow

Robert A. Wolkow, de l'Institut Steacie des sciences moléculaires du Conseil national de recherches du Canada, est depuis plus de dix ans à l'avant-garde du domaine de plus en plus important de la microscopie par effet tunnel et des phénomènes de surface à l'échelle atomique. Il est chargé de recherche principal et chef du groupe de la microscopie par effet tunnel au CNRC. Ses réalisations prégnantes et la profonde influence qu'il exerce dans son domaine de spécialité font de lui l'un des scientifiques canadiens les plus doués et l'un des membres de l'élite scientifique internationale. Tout récemment, il a fait deux découvertes majeures dans le domaine des réactions à la surface des molécules : l'observation directe d'un état précurseur (physisorption) précédant la formation d'une liaison chimique (un phénomène postulé depuis plus de soixante-dix ans mais jamais encore observé) et la détermination de la stéréochimie et de la chiralité absolue des molécules individuelles en surface. Ces travaux vont être le fondement de la mise au point des nouveaux dispositifs hybrides organiques et semi-conducteurs. Le fait qu'il soit tout jeune encore rend plus remarquables encore les réalisations du professeur Wolkow.

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1998 - Martin Grant

Attaché au département de physique de l'Université McGill, Martin Grant est en toute première ligne de l'une des révolutions de la science moderne : quelle est l'origine des structures complexes et comment parvenir à les comprendre ? Il utilise pour ses recherches des modèles informatiques pour stimuler les propriétés des liquides et des solides en état de non-équilibre, c'est-à-dire loin de leurs conditions normales. Entre autres systèmes complexes, il a ainsi étudié les fronts de flamme, les eutectiques cristallisants et les polymères fondus autolubrifiants. Assez étonnamment, ses travaux révèlent qu'il est possible de comprendre de nombreuses propriétés de ces systèmes disparates grâce au langage commun de l'invariance d'échelle. Ces systèmes font intervenir, comme il est dit plus haut, des questions scientifiques fondamentales aussi bien que des problématiques de simple logique relatives aux propriétés physiques et mécaniques de la plupart des matériaux, par exemple leur coefficient de rupture, leur résistance à la traction et leur usinabilité. Il conduit tous ses travaux avec un souci constant pour l'expérimentation, et l'Université McGill est d'ailleurs devenue grâce à lui un chef de file mondial dans ce domaine.

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1997 - Nicholas Kaiser

Nicholas Kaiser a apporté à la cosmologie physique une contribution à la fois profonde et innovante. Il a inventé la notion de formation biaisée des galaxies qui est indispensable pour comprendre les répercussions dynamiques des structures à grande échelle dans l'univers. Il a imaginé des stratégies d'observation innovantes qui ont considérablement affiné l'étude des décalages spectraux ; il a piloté la mise au point des champs gaussiens aléatoires pour servir à l'étude de la formation de la structure, et il a étudié les conséquences d'une palette de théories avancées pour expliquer la matière noire. Plus récemment encore, il a utilisé les lentilles faiblement gravitationnelles pour obtenir une cartographie en direct de la distribution de la matière noire dans les grappes galaxiques, ce qui permet la comparaison directe avec les cartes de répartition des galaxies et des amas gazeux.

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1996 - Pekka K. Sinervo

Pekka K. Sinervo, University of Toronto, est un jeune physicien d'exception spécialisé dans la physique des particules qui a ouvert des voies fondamentales à la recherche internationale du top quark. Il a joué durant plusieurs années un rôle de premier plan dans le cadre de la collaboration dont a fait l'objet le détecteur de collisions du laboratoire Fermi et, en 1993, on lui a demandé de gérer le traitement des données, le développement des logiciels et le soutien informatique pour cette collaboration, une responsabilité à laquelle il a récemment renoncé. P. K. Sinervo continue de concentrer ses travaux sur la physique du top quark mais, au cours des six dernières années, il a également consacré énormément de temps à la mise au point de la prochaine génération d'expériences sur la physique des particules. Il axe actuellement ses efforts sur ATLAS, une expérience proposée pour le grand accélérateur de collisions hadroniques de Genève, en Suisse.

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1995 - David B. MacFarlane

David Brian MacFarlane, Université McGill, a apporté des contributions prégnantes aux études expérimentales sur l'interaction et les propriétés de symétrie du quark charm et du quark bottom. Il a joué un rôle prépondérant dans la découverte du mixage dans le système neutre (bd), qui allait être appelé méson B. Pendant cette réaction, le méson B neutre se transforme spontanément en son antiparticule. Cet événement survient suite aux effets d'interaction faible de second ordre et il est sensible aux événements virtuels qui font intervenir l'insaisissable quark top. Cette découverte, et en particulier la très forte intensité du phénomène de mixage, a jeté un jour nouveau sur l'énigme classique de la violation du dogme PC. Elle a également mobilisé énormément d'activité, sur le plan international, en vue de la mise au point de collisionneurs électrons-positrons à énergie asymétrique et à folle luminosité, plus communément appelés usines à mésons B, et de l'utilisation du phénomène de mixage comme nouvelle technique pour étudier les origines de la violation du dogme PC. La réputation de David MacFarlane, considéré comme l'un des plus brillants jeunes savants en physique des particules, a eu pour effet de propulser celui-ci au rang de chef de file de cette discipline, tant au Canada qu'à l'étranger. Les États-Unis ayant décidé récemment de se doter d'une usine à mésons B à Stanford, il dirigera une équipe canadienne de haut niveau dans le cadre d'une collaboration internationale dont le but sera de construire et d'exploiter un détecteur pour ce collisionneur.

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1994 - Michael L. W. Thewalt

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1993 - John W. Hepburn

John Hepburn, de University of Waterloo, a apporté une contribution importante à la physicochimie par ses travaux relatifs à l'application, à la spectroscopie et à la dynamique des réactions, de la lumière ultraviolette extrême (XUV) cohérente. M. Hepburn a ainsi pu exposer la dynamique détaillée de la photodissociation des petites molécules, dans le cas notamment des composés métallo-carbonylés, en utilisant les XUV cohérents pour la détection des produits de la photodissociation. En collaboration avec Paul Houston, il a fait la démonstration de l'utilisation de la spectroscopie Doppler pour l'analyse des corrélations vectorielles de la photofragmentation. Plus récemment encore, il a conduit des recherches sur la spectroscopie par photo-ionisation afin d'expliciter la dynamique détaillée de l'autoionisation moléculaire. Son laboratoire effectue actuellement des recherches de pointe sur les effets d'interférence quantique dans les réactions de photodissociation, dont les résultats pourraient permettre la régulation des réactions photochimiques.

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1992 - François Wesemael

Le professeur Wesemael est un jeune astrophysicien talentueux qui se spécialise dans l'étude de la modélisation des atmosphères stellaires et de l'interprétation des données astronomiques. À trente-six ans, avec plus de soixante publications scientifiques à son actif, sans compter les articles dans des comptes rendus de conférence, M. Wesemael jouit déjà d'une réputation exceptionnelle, tant en Europe qu'au Canada et aux Étas-Unis. Lauréat de la prestigieuse médaille Herzberg de l'Association canadienne des physiciens en 1988, M. Wesemael est un des fleurons de notre relève professorale. Ses collègues sont très fiers d'avoir dans leurs rangs un jeune scientifique aussi remarquable tant par ses travaux que par sa personnalité.

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1991 - Ian K. Affleck, MSRC

Notice en anglais seulement

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1990 - Scott Tremaine

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1989 - Nathan Isgur, MSRC

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1988 - Claude Leroy

Savant reconnu, Claude Leroy joue un rôle déterminant dans la formation et le développement de jeunes physiciens au Québec et au Canada en général. Il a pris part à d'importantes expériences ayant trait à la physique nucléaire et à la physique des particules à faible, moyenne et haute énergie. Il a contribué de façon majeure à l'Interaction Electro-Faible (comprenant les courants de seconde classe, la conservation des nombres électronique et muonique), aux Interactions Fortes (comprenant la production de saveurs lourdes, la diffraction et la recherche du plasma de Quarks et de Gluons) et à la Calorimétrie (il a construit le premier calorimètre utilisant le silicium comme milieu actif). Il dirige le groupe de chercheurs conduisant l'expérience HELIOS au CERN, responsable de l'opération et de l'analyse physique des données des calorimètres. Il est l'une des trois personnes dirigeant cette expérience, qui implique vingt-deux instituts de par le monde et un total d'environ 140 physiciens.

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1987 - A. John Berlinsky

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1986 - William J. L. Buyers

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1985 - John J. Simpson

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1984 - Penny G. Estabrooks

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1983 - David J. Rowe

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1982 - William G. Unruh

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1981 - John C. Hardy, MSRC

John C. Hardy, MSRC, des Laboratoires nucléaires de Chalk River, reçoit la médaille Rutherford en physique pour son apport remarquable à la physique nucléaire. Né à Montréal en 1941, il y a fréquenté l'école et l'Université McGill, où il a obtenu son doctorat avec distinction. Il a ensuite perfectionné sa formation à Oxford, à Lawrence Berkeley, à Chalk River et au Centre expérimental de recherche nucléaire de Genève. John Hardy est peut-être l'expérimentateur le plus ingénieux et le plus énergique dans le domaine de la physique nucléaire, où l'on évalue le rôle de l'interaction faible dans le noyau de l'atome. En physique, certains des développements les plus stimulants concernent cette interaction faible, son unifaction avec l'interaction électromagnétique et, peut-être dans un avenir proche, avec les interactions fortes et gravitationnelles. Monsieur Hardy et ses collègues de Chalk River ont contribué de façon importante et cruciale à l'élargissement de nos connaissances de l'interaction faible par leurs études complètes et précises de la désintégration bêta sur-permise. Par ailleurs, John Hardy joue depuis plusieurs années un rôle primordial dans la compréhension du phénomène de l'émission des particules retardées et de son utilisation pour identifier les noyaux rares et exotiques. Quoique d'abord expérimentateur, il ne cesse de contribuer substantiellement à la théorie. Il a été reconnu comme chef de file dans son domaine dans tous les organismes où il a travaillé.

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1980 - Malcolm J. Stott

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