La médaille McLaughlin

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2011 - Morley D. Hollenberg

Since the late 1960s, Dr. Hollenberg has been responsible for sustained and original contributions related to the molecular pharmacology of hormone action. He was the first to crystallize the hormones, oxytocin and vasopressin as neurophysin complexes, heralding their subsequently determined X-ray structure and to demonstrate the insulin-like actions of oxytocin in adipocytes. He also was amongst the first to document the synthesis of adult haemoglobin by foetal reticulocytes. Subsequently, his work led to the characterisation of the receptor for epidermal growth factor (EGFR) by ligand binding methods, demonstrating the equivalence of human urogastrone and murine EGF as EGF receptor ligands. This work led to the identification of receptor subtypes for EGF that regulate rapid responses in smooth muscle, an unappreciated role for the growth factors and their now recognized ERB-B receptor family. His work identified tyrosine kinase signal pathways in common between the EGFR and the G-protein-coupled proteinase-activated receptors for thrombin (PARs) and identified, with selective PAR-activating peptides (PAR-APs), PAR family receptor subtypes before their cloning. The pharmacology of the P AR-APs, pioneered by Hollenberg and his collaborators has identified unexpected inflammatory and nociceptive roles that these receptors play in vivo. This work has kindled an entirely new vision of the hormone-like properties of proteinases and has established PARs as key players in many diseases including arthritis, colitis and neurodegeneration. What typifies the work is a sustained level of research excellence and originality over 40 years, using molecular and biochemical pharmacological methodologies and a team-approach to solving complex biological problems.

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2010 - Mona Nemer, MSRC

Chercheuse et mentor acclamée à l’échelle mondiale, Mona Nemer a eu un impact fondamental et transformateur sur les sciences biomédicales, surtout dans le domaine de la cardiologie moléculaire. Son identification des gènes essentiels au développement du cœur a permis la découverte du fondement génétique de différentes formes de cardiopathies congénitales. Sa découverte des hormones natriurétiques du cœur comme marqueurs biologiques de l’insuffisance cardiaque a donné naissance à des outils de diagnostic et de pronostic qui sont aujourd’hui utilisés partout.

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2009 - Lorne Babiuk, MSRC

Le docteur Lorne A. Babiuk est la figure centrale de l’organisation VIDO (Vaccine and Infectious Disease Organization), dont il a fait un prestigieux institut de recherche. L’institut se consacre à la fabrication de vaccins à la fois humains et vétérinaires et étudie les agents pathogènes de niveau 2 et 3 d’un point de vue tout à fait nouveau au Canada et à l’étranger.

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2008 - Robert Roberts, MSRC

Les travaux scientifiques du docteur Robert Roberts contribuent à l’avancement de la cardiologie depuis des décennies et ses recherches actuelles jettent les bases d’une médecine cardiovasculaire personnalisée. Il a fondé le Centre canadien de génétique dont la mission consiste à isoler les gènes humains responsables des coronaropathies, les maladies qui causent le plus de décès à l’heure actuelle. En collaboration avec d’autres chercheurs, il a détecté la première variation génétique courante prédisposant aux maladies du coeur, dont sont porteurs 75 % des Caucasiens et qui n’est liée à aucun facteur de risque connu.

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2007 - John R. G. Challis

John Challis is distinguished as the leading international authority on fetal-placental endocrinology and hormonal mechanisms in pregnancy leading to clinical labour. He has uncovered the key roles of peptide hormones, steroids and prostaglandins in the birth process. His pioneering studies on regulation of the hypothalamic-pituitary-adrenal axis in the fetus during normal pregnancy have been foundational to basic knowledge and practical resolution of pathologies.

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2005 - Robert E. W. Hancock, MSRC

Robert E. W. Hancock, MSRC, est professeur au Centre for Microbial Disease Research à l’University of British Columbia. Ses contributions à la recherche et à l’administration de la recherche ont fait de lui un chef de file de la science canadienne. Elles sont remarquables de par leur caractère à la fois extraordinaire et novateur, avant-gardiste. Il est l’auteur de plus de 360 articles et de 18 brevets, et a été désigné comme un des auteurs les plus souvent cités dans le monde en ce qui a trait à la microbiologie. Il a fourni des apports nombreux et précurseurs à pas moins de quatre grands champs d’étude : les membranes externes des bactéries gram négatif; l’absorption des antibiotiques et la résistance à ceux-ci; les peptides antimicrobiens cationiques; et la génétique de la bactérie Pseudomonas aeruginosa, un important agent pathogène opportuniste. Il est réputé pour les éclaircissements qu’il a apportés sur les voies de pénétration des antibiotiques à travers la membrane externe des bactéries, y compris la voie d’absorption dite autonome qu’il a découverte et caractérisée. De plus, il a mené des travaux précurseurs sur les petits peptides cationiques en tant qu’« antibiotiques naturels » et agents de stimulation de l’immunité innée, et contribué à définir la diversité de ces peptides, leur mécanisme d’action contre les bactéries, leur potentiel thérapeutique, leur rôle dans l’immunité innée et leur action anti-endotoxique. Soucieux de permettre à la société de profiter des avantages d’aval de ses recherches, il a cofondé diverses entreprises, dont Micrologix Biotech Inc. et Inimex Pharmaceuticals Inc, afin de répondre à la nécessité qui s’est fait sentir de trouver de nouveaux agents antimicrobiens et des stratégies pour combattre les maladies infectieuses. En 1990, il est devenu le premier directeur scientifique du Réseau canadien de recherche sur les bactérioses (qui fait partie du Programme de réseaux de centres d’excellence). Il a reçu de nombreux prix en reconnaissance de ses réalisations. Ainsi, en 2001, il est devenu Officier de l’Ordre du Canada, puis, en 2003, il a reçu le prix le plus prestigieux pour la recherche sur la chimiothérapie antimicrobienne, le prix Aventis Pharmaceuticals.

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2004 - John J.M. Bergeron, MSRC

John Bergeron, MSRC, est titulaire d’un baccalauréat spécialisé en biochimie de l’Université McGill. Il obtient un doctorat en philosophie de l’Université Oxford en tant que Boursier Rhodes avant de travailler à l’Université Rockefeller en compagnie de George Palade et de Phil Siekevitz. Professeur de la chaire Robert Reford en anatomie et biologie cellulaire à l’Université McGill, et directeur du Réseau protéomique de Montréal, il est une des sommités canadiennes en matière de biologie cellulaire qui a fait des découvertes clés sur la maturation, le trafic et les fonctions des protéines. Avec Barry Posner, ses collègues et lui ont tracé la voie de l’étude des structures intracellulaires intervenant dans l’internalisation induite par les ligands des récepteurs de la surface cellulaire. Leurs travaux ont mené à l’identification d’un nouvel organite cellulaire – l’appareil endosomal – et ont permis de comprendre que les complexes hormones internalisées/facteur-récepteur de croissance sont centraux à la signalisation cellulaire. De concert avec David Thomas, John Bergeron découvre la calnexine et révèle son rôle de chaperon de glycoprotéine. Cette découverte a permis la délimitation du cycle de la calnexine et l’élaboration d’un modèle pour le contrôle de la qualité de la synthèse des glycoprotéines, déterminant majeur de la structure membranaire de surface cellulaire et de sa fonction. Grâce à son rôle de premier plan dans la création du Réseau protéomique de Montréal, ses confrères de l’ensemble de la ville de Montréal et bien au-delà peuvent effectuer des études clés en utilisant l’approche de la protéomique organitique. L’initiative et les réalisations originales de John Bergeron ont été soulignées tout récemment par son élection à la présidence de la Human Proteome Organization (HUPO), dont le siège international a été établi à Montréal.

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2003 - Robert G. Korneluk, MSRC

Robert Korneluk, professeur de pédiatrie, de biochimie et d'immunologie à l'Université d'Ottawa, a acquis une renommée internationale pour ses travaux prégnants en génétique moléculaire. Il a été au tout premier plan de plusieurs grandes découvertes scientifiques en matière d'identification des gènes humains qui jouent un rôle dans certains troubles neuromusculaires et neurodégénératifs chroniques. Auteur de plus de 140 rapports de recherche, il a été publié dans la plupart des grandes revues scientifiques du monde biomédical.

Depuis 1986, le prof. Korneluk est un membre actif du milieu canadien de la recherche biomédicale et, à ce titre, il a reçu de nombreuses subventions de recherche très convoitées. En 1995, l'équipe qu'il dirigeait a découvert une famille importante de gènes qui commandent l'apoptose ou mort cellulaire programmée. Cette découverte a conduit à la création d'une compagnie de biotechnologie, Aegera Therapeutics Inc., dont le prof. Korneluk était un des principaux scientifiques-fondateurs. Il occupe aussi le poste de directeur scientifique d'un nouvel établissement de recherche de l'Hôpital pour enfants de l'est de l'Ontario (HEEO), le Centre de recherche sur l'apoptose (CAR).

Le prof. Korneluk a toujours fait preuve d'un dévouement sans pareil et d'un engagement enthousiaste à l'endroit de la recherche biomédicale pure et appliquée. C'est ainsi qu'est né, à l'HEEO, un milieu de recherche dynamique et productif propice à la formation des générations futures de scientifiques canadiens.

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2002 - Sergio Grinstein, MSRC

Sergio Grinstein, MSRC, professeur au Département de biochimie de University of Toronto, Distinguished Scientist des Instituts de recherche en santé du Canada et titulaire de la chaire Pitblado en biologie cellulaire à l'Institut de recherche du Hospital for Sick Children, a pour domaine d'étude les pompes ioniques et le rôle que celles-ci jouent dans l'homéostasie intracellulaire, c'est-à-dire le contrôle du volume de la cellule ainsi que des paramètres intracellulaires et intraorganites comme le pH et la concentration en calcium. L'un des principaux talents de Sergio Grinstein tient à la faculté qu'il a de concevoir des méthodes et des protocoles innovateurs pour résoudre des problèmes difficiles en biologie cellulaire. Ainsi, il a mis au point des méthodes permettant de mesurer le pH à l'intérieur des compartiments subcellulaires des cellules vivantes. Son groupe de chercheurs et d'autres collègues utilisent couramment cette méthode remarquable pour l'étude de l'homéostasie intracellulaire. Des sondes spéciales peuvent désormais être configurées pour atteindre directement le réticulum endoplasmique, l'appareil de Golgi, le réseau transgolgien ou les endosomes recyclants. Elles sont de précieux auxiliaires pour les mesures du pH intraorganite. Ces mesures ont servi à définir les mécanismes de régulation qui contrôlent les variations du pH dans les organites de la cellule. Sergio Grinstein a par ailleurs étudié les mécanismes qui provoquent l'intervention des globules blancs (neutrophiles et macrophages) contre les microbes. Il a en particulier défini le rôle des kinases et des phosphatases dans l'activation métabolique respiratoire des leucocytes et l'intervention de la sécrétion des endomembranes pendant la formation et la maturation des phagosomes. Sergio Grinstein a publié, depuis 1974, plus de 280 communications, ainsi que de nombreux chapitres et revues d'ouvrages scientifiques. Il a été invité de très nombreuses fois à prendre la parole à des conférences internationales, et il est considéré par ses pairs comme une sommité mondiale dans son domaine.

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2001 - Nabil G. Seidah, MSRC

Nabil G. Seidah, MSRC, de l'Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM) et du Laboratoire de neuroendocrinologie biochimique de l'Université de Montréal, a obtenu son doctorat avec mention en 1973 à l'Université Georgetown de Washington grâce à sa thèse sur les modèles physico-mathématiques de membranes lipidiques bicouches artificielles. En compagnie du professeur Herman Dugas de l'Université de Montréal, il a continué à étudier les transferts lipidiques intercouches par résonance paramagnétique électronique. En 1974, il est passé au domaine de la chimie des protéines en entrant à l'IRCM, où il est rapidement devenu un spécialiste de ce domaine dans lequel il travaille depuis lors en toute indépendance au plus haut niveau. Il a été le co-découvreur de l'endorphine ß dont il a étudié intensivement la biosynthèse. En 1990, après trente ans d'efforts acharnés, il a percé le mystère des convertases, une nouvelle famille d'enzymes protéolytiques. Il a poursuivi dans ce sens en découvrant six des huit enzymes identifiées jusqu'à présent. Les convertases interviennent dans de nombreuses maladies comme la maladie d'Alzheimer, l'artériosclérose, le SIDA, le cancer, l'obésité et le diabète. Nabil Seidah est reconnu comme le spécialiste mondial dans ce domaine. Il a organisé la première conférence Keystone sur les convertases. Il a reçu le prix d'honneur Manning ainsi que la médaille d'or de R&D de l'AICM. Il a été élu à la Société royale du Canada et a été reçu à l'Ordre du Canada ainsi qu'à l'Ordre national du Québec.

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2000 - Yogesh C. Patel, MSRC

Yogesh C. Patel, professeur de médecine, neurologie et neurochirurgie à l'Université McGill, a apporté une contribution originale hors pair à notre entendement des fonctions fondamentales et appliquées de l'hormone peptidique somatostatine et est reconnu comme l'une des sommités mondiales de cette hormone et de sa familles de récepteurs. Il a publié plus de 200 articles scientifiques et a éclairé pratiquement tous les aspects de la fonction somatostatinienne, et notamment sa biosynthèse, son parcours posttranslationnel, sa régulation génique, son métabolisme, son mécanisme d'action et les dysfonctions somatostatiniennes dans des maladies comme comme le diabète, le cancer et la dégénérescence neurale. Il a mis au point l'un des tout premiers protocoles radio-immunologiques de cette hormone et fut le premier à signaler qu'elle était dégagée par les terminaisons nerveuses et était donc asservie à une fonction neuro-émettrice du cerveau. Le groupe de Monsieur Patel a d'abord décrit les récepteurs de la somatostatine dans le cerveau et démontré qu'il en existait plusieurs types différents qui s'associaient avec d'autres récepteurs pour créer de nouvelles paires de récepteurs connues sous le nom d'hétéro-oligomères.

Monsieur Patel a étendu ses travaux de recherche au domaine clinique en utilisant l'analyse des récepteurs de la somatostatine pour le traitement du cancer et en ayant recours, pour le diagnostic des tumeurs et leur traitement, à des analogues de la somatostatine pour réaliser une imagerie de ses récepteurs. Ses publications ont fait l'objet de plus de 7100 citations.

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1999 - Georges Pelletier, MSRC

Georges Pelletier, du Département de physiologie de la Faculté de médecine de l'Université Laval, est un membre éminent du Groupe d'endocrinologie moléculaire dont il fait partie depuis 1973, lorsque ce groupe fut créé et reconnu par le Conseil de recherches médicales du Canada. Au début des années soixante-dix, Monsieur Pelletier fut à l'avant-garde du développement des techniques immunocytochimiques à haute résolution (au microscope électronique) ainsi que de leur utilisation en neuroendocrinologie. Il fut le premier chercheur à offrir une description au niveau ultrastructurel de la localisation fine des neuropeptides dans les neurones du système nerveux central. Il a largement concentré ses travaux sur l'explication des interactions neuronales complexes associées à la régulation des hormones pituitaires et périphériques, et il est mondialement reconnu comme l'un des chefs de file non seulement de la neuroendocrinologie, mais également du domaine général de la neurobiologie des peptides. La majorité de ses publications se retrouvent d'ailleurs dans des journaux scientifiques spécialisés en endocrinologie ou en neurobiologie. Monsieur Pelletier est un homme de science extrêmement prolifique qui compte à son actif plus de 440 monographies scientifiques publiées dans des journaux de premier plan et plus de 441 communications présentées à des réunions nationales et internationales.

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1998 - Janet Rossant, MSRC

Attachée à l'Institut Samuel Lunenfeld de l'hôpital Mount Sinai, Janet Rossant enrichit depuis de longues années le domaine de la biologie du développement au Canada et dans le monde entier. Ses travaux de recherche, notamment sur les rôles joués par les différentes molécules émettrices pendant les premières phases du développement chez les mammifères et sur le développement des systèmes nerveux et cardiovasculaire, ont apporté de nombreuses contributions prégnantes à cette discipline. Elle fut parmi les tout premiers à reconnaître que les techniques de la génétique moléculaire pourraient faciliter la compréhension des mécanismes du développement chez les mammifères. Ses travaux et ses contributions ont placé le Canada à l'avant-scène mondiale de la recherche en biologie du développement.

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1997 - Yves L. Marcel

Yves L. Marcel a fait ses études supérieures en chimie et en biochimie à l'Université de Toulouse. Après un postdoctorat à l'Institut Hormel à University of Minnesota, il a entamé une brillante carrière de chercheur à l'Institut de recherche clinique de Montréal, et il travaille actuellement à l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa. Il a publié plus de 140 communications, articles, chapitres et ouvrages scientifiques concernant la métabolisation des lipides et des lipoprotéines. Il a commencé par contribuer à la définition des voies pour la transformation in vivo des acides gras polyinsaturés. Ses plus importants travaux ont porté sur l'analyse de la structure-fonction des apolipoprotéines chez l'homme, et en particulier les apolipoprotéines A-I, B et E, les trois principales protéines de la LHD et de la LBD. En utilisant des plaques d'anticorps monoclonaux, il a caractérisé des domaines fonctionnels importants pour la liaison ou l'interaction des lipides avec les récepteurs. Il a aussi contribué notablement à la caractérisation de la protéine responsable du transfert entre les lipoprotéines des esters du cholestérol. Ses travaux ont permis de mieux comprendre le transport du cholestérol par ces protéines.

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1996 - Alan Bernstein, MSRC

À travers diverses observations fondamentales, Alan Bernstein a su jeter un jour nouveau sur notre connaissance du développement normal des mammifères. Ses travaux ont également contribué à préciser les fondements génétiques de divers processus morbides, et notamment celui du cancer. Les recherches que Monsieur Bernstein a initialement menées sur le virus de l'érythroleucémie ont constitué une tentative d'avant-garde pour déchiffrer la base moléculaire des cancers causés par des rétrovirus. Elles ont directement débouché sur l'identification des oncogènes et des gènes suppresseurs des tumeurs dans les cancers affectant l'être humain. Dans le cadre de ses études des rétrovirus et de l'hématopoièse, Alan Bernstein a exploré l'utilisation des rétrovirus recombinants comme marqueurs génétiques des cellules souche hématopoiétiques. Ces recherches ont largement élargi notre connaissance de la différenciation cellulaire durant l'hématopoièse et des cellules souches hématopoiétiques. Sa contribution à ce domaine le place au premier rang des pères des techniques de thérapie génique. Dernièrement, Monsieur Bernstein a identifié plusieurs des gènes qui conditionnent les mécanismes normaux de développement. Il a notamment montré que chez la souris, le locus W, qui commande la formation des lignées pluricellulaires dans le développement de l'embryon, code le récepteur de croissance qu'est la tyrosine kinase. Cette découverte a été d'une importance cruciale dans l'analyse du rôle de la signalisation cellulaire et a permis de constater que les mutations subies par les gènes des récepteurs de croissance (comme W/kit) peuvent susciter des malformations congénitales héréditaires chez l'être humain.

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1995 - Brenda Milner, MSRC

Brenda Milner est mondialement connue pour son importante contribution au domaine de la neuropsychologie. En fondant sa recherche sur l'examen psychologique de personnes souffrant de lésions cérébrales, elle s'est affirmée comme une des autorités les plus marquantes en ce qui a trait au rôle du cerveau dans le comportement humain, et elle a fait grandement avancer l'état des connaissances touchant les mécanismes cérébraux sous-jacents à la mémoire, au discours et à la perception, qui sont les éléments constituants de l'intellect. Venue d'Angleterre, où elle a fait ses études supérieures à l'Université de Cambridge (B.A., M.A. et Sc.D.), Madame Milner habite maintenant à Montréal. Elle a obtenu son doctorat en psychologie-physiologie à l'Université McGill, où elle est actuellement professeur de psychologie et Chef du laboratoire de neuro-psychologie à l'Institut neurologique de Montréal. Les observations de Madame Milner ont fait l'objet d'articles dans un grand nombre de publications et ont suscité l'intérêt de spécialistes tant au Canada qu'à l'étranger. Plusieurs sociétés savantes étrangères lui ont décerné des récompenses, notamment l'American Psychological Association, la Royal Society de Londres et la National Academy of Science des États-Unis. En 1983, le Conseil des Arts du Canada lui a attribué son prestigieux prix Killam ; la même année, elle recevait le Prix Molson.

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1994 - Jacques de Champlain, MSRC

Les recherches expérimentales et cliniques de Jacques de Champlain ont permis d'identifier, de caractériser et de corriger des anomalies de fonctionnement du système nerveux sympathique associées au développement de l'hypertension artérielle. Ses études ont en effet démontré : l'existence d'une hyperactivité du système nerveux sympathique dans plusieurs modèles d'hypertension expérimentale ; que le système sympathique est hyperactif dans 40 % de la population des patients hypertendus essentiels; que ces anomalies sont liées à des modifications du fonctionnement des récepteurs adrénergiques ; et que l'administration de bêta bloquants permet de normaliser l'activité sympathique et la pression artérielle.

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1993 - Michel Chrétien, MSRC

Michel Chrétien, O.C., MSRC, de l'Institut de recherches cliniques de Montréal, est un des plus grands spécialistes de la recherche clinique et des sciences biomédicales au Canada. Il a été le premier, en 1967, à proposer avec Donald Steiner, de Chicago, la théorie des précurseurs des hormones peptidiques. Depuis maintenant vingt-cinq ans, Monsieur Chrétien poursuit ses recherches dans cette voie, ce qui lui a permis d'expliquer en partie comment le clivage de la pro-opiomélanocortine (POMC) à l'aide d'enzymes spécifiques aboutit à la libération d'ACTH, d'endomorphine, de MSH, de LPH et d'autres hormones. L'existence d'un précurseur a déjà été démontrée pour d'autres hormones peptidiques comme l'insuline, la calcitonine, le glucagon et la parathormone. Le clivage de ces précurseurs se produit au niveau de sites particuliers constitués de paires d'acides aminés et les enzymes en cause (« convertases ») viennent d'être isolées par Messieurs Nabil Seidah et Michel Chrétien ainsi que leurs collaborateurs. Jusqu'à présent, six de ces enzymes ont été isolées et clonées et l'on a pu démontrer qu'elles font toutes partie d'une famille nouvelle de subtilisines propres aux mammifères.

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1991 - Geoffrey Melvill Jones, MSRC

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1990 - Tak Wah Mak, MSRC

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1989 - Samuel Solomon, MSRC

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1988 - Adolfo J. de Bold, MSRC

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1987 - Henry G. Friesen, MSRC

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1986 - André Barbeau, MSRC

André Barbeau, O.C., MSRC, de l'Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), professeur titulaire de neurologie et directeur du Département de neurobiologie de l'Université de Montréal, est connu partout dans le monde scientifique pour sa contribution majeure à la recherche sur la maladie de Parkinson. Il a en effet été le premier à démontrer une déficience de dopamine et à administrer la L-dopa dans le traitement de patients atteints de la maladie. À cette période, la L-dopa était extrêmement coûteuse et, malgré les succès évidents obtenus chez quelques patients, le Docteur Barbeau n'avait pu obtenir les fonds nécessaires à l'entreprise d'une étude à plus grande échelle. Plus tard d'autres ont repris son idée et, partant d'une autre hypothèse, celle de l'intoxication au manganèse, ont utilisé des doses beaucoup plus importantes et à un coût alors bien moindre ; à ces doses, l'état de santé des parkinsoniens s'est fortement amélioré par la L-dopa. Mais l'idée originale, si l'on revoit avec soin la littérature sur ce sujet, en revient à André Barbeau. Au cours des deux dernières années, Monsieur Barbeau a par ailleurs démontré que, parallèlement à l'aspect génétique, un aspect important de l'environnement entrait aussi en ligne de compte, se rattachant à la présence d'analogues de la MPTT dans certains herbicides et insecticides utilisés couramment. Il a ainsi démontré que dans les régions où ces substances étaient utilisées, la fréquence de la maladie de Parkinson était beaucoup plus élevée que dans d'autres régions.

Monsieur Barbeau a d'autre part été coordonnateur d'une étude détaillée des aspects biochimiques de la maladie de Friedreich, dont les résultats ont parus dans des numéros spéciaux du Canadian Journal of Neurological Sciences. Il a aussi démontré des anomalies du métabolisme de la taurine et les implications de la neurotensine dans diverses ataxies et dans l'épilepsie.

Sans aucun doute, André Barbeau est l'un des plus grands experts au monde dans le domaine des ataxies. Il est conférencier recherché pour tous les grands symposia et congrès internationaux traitant de neurologie. Il a utilisé sa grande influence et ses magnifiques talents pour organiser de nombreux symposia dont les actes ont été publiés dans vingt-sept livres dont il a été l'éditeur. André Barbeau est enfin un clinicien neurologue de toute première classe, un excellent enseignant et il est difficile de le surpasser dans ses talents d'organisation. Il a été chef de file des sociétés qui s'intéressent aux maladies de Parkinson et de Huntington et à l'ataxie de Friedreich. Sa réputation est vraiment mondiale et il a apporté beaucoup de prestige et d'honneur au Canada. André Barbeau est décédé le 9 mars 1986.

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1985 - Herbert H. Jasper, MSRC

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1984 - Claude Fortier, MSRC

Claude Fortier, C.C., MSRC, du Département de physiologie de l'Université Laval, reçoit la médaille McLaughlin en reconnaissance de son œuvre de pionnier dans le domaine de la recherche neuroendocrinologique mondiale et pour son rôle de chef de file au sein des plus grands organismes responsables de l'organisation et de l'administration de la science au Canada. À la suite de sa formation avec le professeur Hans Selye à l'Université de Montréal, où il a élaboré, en compagnie de collègues, les principes qui sont à la base de la neuroendocrinologie moderne, le professeur Fortier a ouvert en 1935 le premier laboratoire de neuroendocrinologie en Amérique à Houston. Il a ensuite accepté, en 1960, la direction du département de Physiologie de l'Université Laval, où il œuvre depuis et où il dirige le laboratoire de recherche en endocrinologie. Ses travaux de recherche à l'Université Laval ont continué d'attirer l'attention mondiale. Ils portent principalement sur les mécanismes de contrôle de la réponse au stress et les multiples interactions entre la réponse au stress et l'activité des autres glandes endocrines, tout spécialement la thyroïde et les gonades.

En plus de conduire une recherche à la fine pointe de la science de l'époque, le professeur Fortier a formé plusieurs chercheurs qui jouent maintenant un rôle important dans la recherche biomédicale canadienne et a également contribué à la formation de plusieurs chercheurs étrangers. Il a aussi occupé plusieurs postes importants, entre autres ceux de président du Groupe d'étude sur la recherche médicale au Québec de la Commission Castonguay-Nepveu, de vice-président du Conseil de Recherches Médicales du Canada, de président de la Société royale du Canada et de président du Conseil des Sciences du Canada. La médaille McLaughlin vient donc reconnaître, à la suite de multiples autres décorations, la carrière exceptionnelle d'un grand Canadien, qui a laissé le fruit de son innovation non seulement dans les domaines de la recherche proprement dite et de la formation de chercheurs, mais également dans l'organisation de la recherche au pays.

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1983 - Charles P. Leblond, MSRC

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1982 - John C. Brown, MSRC

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1981 - Charles R. Scriver, MSRC

Charles R. Scriver, de l'Institut de recherche de l'Université McGill à l'Hôpital de Montréal pour enfants, s'est vu offrir la mérité la médaille McLaughlin pour sa contribution à la génétique humaine. Né à Montréal en 1930, il y a poursuivi toutes ses études. Après avoir obtenu son doctorat en médecine de l'Université McGill avec mention cum laude en 1955, il a étudié pendant deux ans au laboratoire Charles Dent du University College de Londres. Ses études, toujours inspirées des problèmes cliniques, ont résulté en des contributions importantes pour la science médicale fondamentale. Il a confirmé que certaines mutations humaines avaient pour conséquence le transport anormal d'amino-acides spécifiques et a utilisé ses connaissances pour comprendre le mécanisme par lequel ces acides sont transportés dans les reins et l'intestin. Il a découvert plusieurs maladies et ses connaissances ont contribué à l'étude de presque tous les désordres du métabolisme des amino-acides et leur transport dans le corps humain.

En génétique, il a identifié le désordre fondamental causé par le mauvais transport des phosphates dans le corps, il en a amélioré le traitement et se penche actuellement sur l'explication moléculaire du transport du phosphate chez les mammifères. Il a identifié des anormalités majeures de la structure de la keratine dans une maladie particulière et étudie la synthèse du collagène dans une autre. Il a par ailleurs développé des méthodes pratiques pour identifier les maladies biochimiques des nouveaux nés : le programme québécois d'identification néonatale sert de modèle hors de nos frontières.

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1980 - William Robert Bruce, MSRC

Notice en anglais seulement.

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1979 - Bernard R. Belleau, MSRC

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